TROIS INDICATEURS DE RESULTATS DES LYCÉES PUBLICS ET PRIVÉS SOUS CONTRAT
Dossier d'information

 

SOMMAIRE



Pour en savoir plus :



Brochure au format PDF  Pour une meilleure qualité d'impression, vous pouvez télécharger cette brochure au format PDF en cliquant sur l'icône ci-contre.
Acrobat Reader  Les fichiers au format PDF sont visualisables grâce à l'utilitaire Acrobat Reader téléchargeable gratuitement.


Pourquoi publier des indicateurs de résultats des lycées ?


En publiant chaque année des indicateurs de résultats des lycées, le ministère a pour objectif de rendre compte des résultats du service public national d’éducation et de donner aux responsables de ces établissements et aux enseignants des outils qui les aident à améliorer l'efficacité de leurs actions.

Parents d’élèves, personnels de l’éducation nationale, journalistes, de nombreux acteurs publics et privés se demandent comment évaluer l'action propre d’un lycée, ce qu'il ajoute au niveau initial des élèves qu'il a reçus. En d'autres termes, quand un lycée présente ce qui est communément appelé « de bons résultats », est-ce parce qu'il a reçu de bons élèves, dotés de bonnes méthodes de travail, qui ont pu obtenir le baccalauréat sans effort particulier de sa part, ou bien, est-ce dû au fait qu'il a su, tout au long d'une scolarité, développer chez des élèves peut-être moins bien dotés au départ, les connaissances et les capacités qui ont permis leur succès ? C’est pour donner de premiers éléments de réponse à cette question délicate que le ministère publie chaque année des indicateurs de résultats.

Question délicate car il n'y a pas de conception unique de ce qui pourrait être appelé « de bons résultats » pour un lycée. En effet, quels critères retenir pour apprécier les résultats d'un établissement ? En cette matière, les objectifs des lycéens et de leurs parents peuvent être différents. Certains privilégieront l'obtention de telle série du baccalauréat et seront alors disposés à accepter un redoublement ou à changer d'établissement pour y parvenir ; d'autres souhaiteront effectuer toute leur scolarité dans le même lycée ; d'autres, encore, désireront obtenir un baccalauréat le plus rapidement possible. Un palmarès ou un classement des lycées n'a donc guère de sens général, et l'on pourrait imaginer une multiplicité d'indicateurs rendant compte de ce que recherchent les uns ou les autres.

En conséquence, le ministère retient deux principes pour l’édition de ces indicateurs :



POUR CONSULTER LES INDICATEURS PAR INTERNET:

http://indicateurs.education.gouv.fr


Quels indicateurs de résultats retenir ?


Que veut-on mesurer ?

Quels critères retenir pour apprécier les résultats d'un établissement ? Il n'y a pas de réponse unique à cette question. Les objectifs des lycéens et de leurs parents peuvent être différents. Certains privilégieront l'obtention de telle série du baccalauréat et seront alors disposés à accepter un redoublement ou à changer d'établissement. D'autres souhaiteront effectuer toute leur scolarité dans le même lycée, proche de chez eux ; d'autres, encore, désireront obtenir un baccalauréat le plus rapidement possible.

Le ministère a pris le parti de présenter trois indicateurs qui proposent des approches différentes et complémentaires des résultats des lycées. Ces trois indicateurs sont publiés pour tous les lycées publics et privés sous contrat.

Le taux de réussite au baccalauréat

C'est l'indicateur le plus traditionnel, le plus connu et le plus facile à établir. Il rapporte le nombre d'élèves du lycée reçus au baccalauréat au nombre d'élèves qui se sont présentés à l’examen.

Le taux d'accès au baccalauréat

Cet indicateur évalue, pour un élève de première année de baccalauréat professionnel ou de seconde, la probabilité qu'il obtienne le baccalauréat à l'issue d'une scolarité entièrement effectuée dans le lycée, quel que soit le nombre d'années nécessaire. Cet indicateur prend en compte l'ensemble de la scolarité dans le lycée et compte au crédit de celui-ci les élèves qui sont susceptibles d'y effectuer une scolarité complète couronnée de succès, même si cette scolarité comprend un ou plusieurs redoublements. En revanche, les élèves qui ont dû quitter le lycée, soit parce que celui-ci n'offre pas la section qu'ils souhaitent préparer, soit parce qu'ils ont été orientés par l’établissement vers une section d’un autre lycée, ou, simplement, parce qu'ils ont déménagé, sont considérés, du point de vue de l'indicateur, comme des élèves que le lycée n'a pas su, pas voulu, ou pas pu conduire au baccalauréat.

Le taux d’accès apparaît donc beaucoup plus pertinent que le taux de réussite au baccalauréat pour apprécier l'efficacité globale d'un lycée. Cependant, ce taux peut évoluer en fonction de facteurs sur lesquels le lycée n'a que peu ou pas de prise et qui ne relèvent donc pas, à proprement parler, de son efficacité. Ainsi, un lycée qui propose toutes les sections du baccalauréat et qui est relativement isolé, a, toutes choses égales par ailleurs, plus d'atouts pour garder ses élèves jusqu'en terminale (et jusqu'à l'obtention du baccalauréat) qu'un lycée que de nombreux élèves quittent en cours de cycle parce qu'ils n'y trouvent pas la section souhaitée ou parce qu'il est implanté dans une zone où la concurrence d'autres établissements est très forte. Ces éléments ont conduit le ministère à fournir le taux d’accès de la première au baccalauréat, qui permet de nuancer l’appréciation relative portée sur un lycée qui prépare à un éventail restreint de séries du baccalauréat à l’issue de la classe de seconde.

On verra aussi par la suite que la prise en compte de la structure pédagogique du lycée permet d'atténuer les questions d’interprétation liées aux différences d’offres de formations entre lycées.

La proportion de bacheliers parmi les sortants

Cet indicateur donne, parmi les élèves qui ont quitté l'établissement, quelles qu'en soient les raisons, la proportion de ceux qui l'ont quitté avec le baccalauréat.

Il rapporte à l’ensemble des élèves quittant définitivement l’établissement (bacheliers compris), le nombre de ceux qui le quittent bacheliers, qu’ils aient obtenu le diplôme du premier coup ou après un redoublement, voire plusieurs. Lorsqu’il ne porte que sur la seule année terminale, il permet d’apprécier si un lycée accepte volontiers ou non de garder en son sein les élèves qui ne réussissent pas le baccalauréat à l’issue de leur première terminale, et d’évaluer l’efficacité de la politique de redoublement qu’il pratique.


Comment apprécier les apports d'un lycée ou sa valeur ajoutée ?

 

La question est de savoir comment évaluer l'action propre du lycée, ce qu'il a « ajouté » au niveau initial des élèves qu'il a reçus. En d'autres termes, si un lycée présente une valeur élevée pour un indicateur, est-ce dû au fait qu'il a reçu de bons élèves, dotés de bonnes méthodes de travail, qui ont pu obtenir le baccalauréat sans effort particulier de sa part, ou bien est-ce dû au fait qu'il a su, tout au long d'une scolarité, développer chez des élèves peut-être moins bien dotés au départ les connaissances et les capacités qui ont permis leur succès ?

Il faut donc s'efforcer d'éliminer l'incidence des facteurs de réussite scolaire extérieurs au lycée pour essayer de conserver ce qui est dû à son action propre. Les deux facteurs extérieurs que sont l'âge et l'origine sociale des élèves ont été retenus car leur croisement donne une bonne approximation des chances (au sens statistique du terme) d'accès et de réussite au baccalauréat d'un élève, comme le montre le tableau ci-dessous.

Baccalauréat général et technologique (session 2007)

Taux de réussite nationaux selon l'âge et l'origine sociale des élèves des établissements publics et privés sous contrat
(France métropolitaine + DOM)
 

 Âge au 31-12-2007

18 ans ou -

19 ans

20 ans ou +

Total

Origine sociale des élèves
 Cadres supérieurs et enseignants

95.7

85.1

77.3

92.2
 Cadres moyens

92.6

80.5

74.1

87.5
 Employés, artisans, commerçants et agriculteurs

91.5

80.1

72.8

86.2
 Ouvriers et inactifs

88.4

75.7

68.3

81.4

Total

92.7

80.4

72.4

87.3

En moyenne, les différences de réussite sont donc très sensibles selon l’âge et l’origine sociale des élèves. Elles le sont d’ailleurs beaucoup plus selon l’âge que selon l’origine sociale, facteurs dont on sait qu’ils sont liés.

Pour juger de l’efficacité d’un lycée dont les élèves sont jeunes et d’origine sociale « cadres supérieurs et enseignants », il faut comparer son taux de réussite au baccalauréat à 95,7 %. En revanche, le taux de réussite d’un lycée dont les élèves candidats au baccalauréat ont 20 ans ou plus et sont d’origine sociale « ouvriers et inactifs » doit – si l’on veut être juste – être comparé à 68,3 %.

Les regroupements réalisés pour les origines sociales

Ces regroupements ont été établis en fonction de nombreuses données statistiques sur la réussite scolaire. Dans les études, la catégorie sociale des cadres supérieurs et enseignants a parfois été appelée « très favorisée » ; celle des cadres moyens « favorisée » ; celle des employés, artisans, commerçants et agriculteurs « moyenne » ; celle des ouvriers et inactifs « défavorisée ».

C’est sur ce principe qu’est calculé pour chaque lycée un taux de réussite attendu. Ce taux attendu n’est pas un objectif, mais une simulation de ce que serait le taux de réussite de chaque lycée si ses élèves connaissaient le même succès au baccalauréat que l'ensemble des candidats de tous les lycées de mêmes âges et origines sociales.

Si l'écart entre le taux brut et le taux attendu (taux brut – taux attendu), appelé « apport » ou « valeur ajoutée », est positif, on a tout lieu de penser que le lycée a apporté aux élèves qu'il a accueillis plus que ce que ceux-ci auraient reçu s'ils avaient fréquenté un établissement situé dans la moyenne, ce qui est l'indice d'une bonne efficacité relative. Si l'écart est négatif, la présomption inverse prévaudra. Cette approche de l’apport ou de la valeur ajoutée est relative. Elle permet une comparaison avec l’efficacité moyenne. Elle n’implique évidemment pas que les lycées ayant un apport ou une valeur ajoutée négatifs voient baisser le niveau de leurs élèves au cours de leur scolarité.

Deux taux de réussite attendus sont présentés pour chaque établissement. L'un est calculé en prenant comme base l'ensemble des élèves de l'académie où se trouve l'établissement, c'est le taux attendu (base académique) ; l'autre, calculé en prenant comme base l'ensemble des élèves de France, est le taux attendu (base France).

Des taux d'accès attendus sont calculés de la même manière On estime ainsi ce que serait le taux d'accès d'un lycée si ses élèves accédaient au niveau supérieur et/ou au baccalauréat comme l'ensemble des élèves de mêmes âges et origines sociales. Cependant, comme les lycées n'offrent pas les mêmes structures pédagogiques, ceux qui disposent d’une large palette de formations ont plus d'atouts pour faire accéder leurs élèves au baccalauréat. C'est pourquoi le calcul du taux d'accès attendu base France est établi en tenant compte de l'appartenance des lycées à l'une des cinq catégories suivantes :

La prise en compte de la structure pédagogique fondée sur l'offre de formations des lycées ne peut pas être réalisée au niveau académique, où le nombre de lycées est en général trop faible.

La proportion de bacheliers parmi les élèves sortant du lycée n'est pas confrontée à des taux attendus mais à des moyennes : moyenne pour l'ensemble des lycées de l'académie et pour l'ensemble des lycées de même type de toute la France. La seule confrontation avec des moyennes ne permet pas de tirer de conclusions sur l'efficacité de l'établissement.

Seule l'analyse combinée de l’ensemble de ces indicateurs est à même de donner une image de la réalité complexe que constituent les résultats d'un établissement.


Pourquoi tenir compte du niveau scolaire à l’entrée au lycée dans la valeur ajoutée ?



Pour tenir compte des différences de recrutement entre les établissements, la valeur ajoutée d’un lycée calculée actuellement prend en compte deux caractéristiques des élèves accueillis dans l’établissement : leur âge et leur origine sociale. Mais le niveau scolaire à l’entrée au lycée, mesuré par les notes au diplôme national du brevet (DNB) – données disponibles depuis peu pour pratiquement tous les élèves – apporte une information supplémentaire sur les chances (au sens statistique du terme) de réussite et d’accès au baccalauréat.

Plusieurs travaux ont été menés par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) et par des universitaires pour analyser l’impact des différentes caractéristiques individuelles des élèves sur leur réussite scolaire et améliorer l’actuel mode de calcul des indicateurs IVAL (G. Felouzis « Les indicateurs de performance des lycées, une analyse critique », Education et formation n°70, MEN-DEP, décembre 2004). Une étude (C. Pascal, « Une approche de la sélectivité et de l’attractivité des lycées généraux et technologiques à l’entrée en seconde », Note d’information 05-36, MEN-DEP, décembre 2005) constate que l’entrée en seconde dans un lycée ou un autre se joue plus souvent sur le niveau scolaire que sur l’âge ou l’origine sociale. D’où l’idée de perfectionner le calcul des indicateurs de valeur ajoutée en utilisant les notes au DNB des élèves entrant dans les lycées.

Depuis la session de juin 2004, la DEPP dispose des notes aux épreuves écrites du DNB pour chacun des élèves de troisième qui ont passé cet examen. La moyenne de ces notes pourrait fournir un indicateur direct de la mesure de niveau scolaire à l’entrée au lycée. Ceci est d’autant meilleur pour aujourd'hui que depuis la dernière session prochaine (juin 2007), les sujets du DNB sont les mêmes dans toute la France ce qui garantit une meilleure homogénéité d’évaluation des élèves.

La DEPP étudie donc actuellement la meilleure façon d’inclure la notion de niveau scolaire dans le calcul des indicateurs de résultats des lycées. Ce critère supplémentaire pourrait être introduit à un niveau individuel, comme le sont déjà l’âge et l’origine sociale, ou bien au niveau de l’établissement via la moyenne au DNB de l’ensemble des élèves accueillis par le lycée à l’entrée en seconde.

Comme les données relatives au DNB ne sont disponibles que depuis la session 2004 du DNB, la première cohorte d’élèves pour laquelle on dispose des notes au DNB est celle qui a passé le baccalauréat en juin 2007, voire qui le passera en 2008 en cas de redoublement. La publication des indicateurs de résultats des lycées incluant le niveau scolaire est donc prévue en mars 2009 pour la session du baccalauréat de 2008.


Comment interpréter les indicateurs ?


Ces exemples ont pour but d’illustrer ce que peut être l’utilisation des indicateurs pour apprécier les différents aspects des résultats d’un lycée.

Ils montrent que les analyses conduites doivent prendre appui sur les modes de calcul des indicateurs proposés et tenir compte de toute la complexité des situations des établissements. Ils illustrent également l’intérêt de la présentation de plusieurs indicateurs, qui donnent des points de vue différents et complémentaires sur les résultats des lycées. Ces indicateurs, qui permettent de mettre en valeur les points forts et les points faibles d’un lycée veulent inciter celui-ci à prendre appui sur les premiers pour améliorer les seconds.

La complexité et la diversité des situations réelles – dont ces analyses ne peuvent rendre compte que très sommairement – conduit à souligner une fois encore le danger qu’il y aurait à utiliser ces indicateurs – et a fortiori à ne retenir qu’une partie d’entre eux – pour établir des palmarès ou faire des comparaisons sans en fournir les termes.

Quatre exemples sont donnés

Cas d’un lycée professionnel

1 . TAUX DE REUSSITE AU BAC PAR SECTEUR D'ACTIVITE

Taux

Brut

Attendu (base acad.)

Attendu (base France)

Présents

Production

81

84

82

52

Services

-

-

-

-



2 . TAUX D'ACCES AU BAC PROFESSIONNEL

 

Brut

Attendu (base acad.)

Attendu (base France)

 

 

Taux

69

65

64

Effectif de 1ère année

73



3 . PROPORTION DE BACHELIERS PARMI LES SORTANTS DE …

 

Pour l'établissement

Pour l'académie

Pour la France

1ère, 2ème année

69

68

68

2ème année

82

83

82


Du point de vue de la réussite au baccalauréat (indicateur n° 1), les résultats du secteur production de ce lycée professionnel sont proches des résultats moyens calculés pour les élèves de mêmes âge et origine sociale. Un peu plus de huit élèves sur dix (81 %) présents au baccalauréat obtiennent le diplôme, résultat voisin du taux de réussite moyen des élèves ayant les mêmes âges et origines sociales aussi bien au niveau académique (84 %) qu’au niveau de l’ensemble de la France (82 %).

L'examen des taux d'accès (indicateur n° 2) fait ressortir un point relativement fort de ce lycée. Sept élèves sur dix (69 %) engagés dans la préparation d’un baccalauréat professionnel obtiennent le diplôme à l’issue de leur scolarité, taux supérieur au taux moyen des élèves de mêmes âges et origines sociales : 65 % si l’on retient la référence académique et 64 % si l’on retient la référence nationale.

La proportion de bacheliers parmi les sortants (indicateur n° 3) permet de penser que ce lycée est, comme nombre de lycées professionnels, quitté par une partie de ses élèves en fin ou en cours de première année de baccalauréat professionnel, ce que montre la différence sensible entre la proportion de bacheliers parmi les sortants de la seule deuxième année (82 %) et cette proportion sur l’ensemble du cycle (69 %).


Cas d’un lycée professionnel

1 . TAUX DE REUSSITE AU BAC PAR SECTEUR D'ACTIVITE

Taux

Brut

Attendu (base acad.)

Attendu (base France)

Présents

Production

-

-

-

-

Services

74

80

81

53



2 . TAUX D'ACCES AU BAC PROFESSIONNEL

 

Brut

Attendu (base acad.)

Attendu (base France)

 

 

Taux

71

63

65

Effectif de 1ère année

69



3 . PROPORTION DE BACHELIERS PARMI LES SORTANTS DE …

 

Pour l'établissement

Pour l'académie

Pour la France

1ère, 2ème année

70

63

67

2ème année

76

77

78

A l'analyse des résultats au baccalauréat (indicateur n° 1), trois quarts des élèves de deuxième année présents au baccalauréat professionnel obtiennent le diplôme alors qu’ils auraient été 80 % (base académique) ou 81 % (base France) à l'obtenir s’ils avaient connu la même réussite moyenne que leurs camarades comparables en âges et origines sociales.

Le taux d'accès (indicateur n° 2) constitue le point fort de ce lycée. En effet, un élève de première année de baccalauréat professionnel a 71 % de chances d'obtenir le baccalauréat dans ce même lycée. Ce résultat est supérieur à ce que l’on observe comme taux d’accès pour l’ensemble des élèves de mêmes âges et origines sociales de l'académie (63 %) et de la France (65 %). A l'issue de cette première analyse, il est légitime de penser que ce lycée garde des élèves plus de deux ans et pratique une politique de redoublement efficace.

Les proportions de bacheliers parmi les sortants (indicateur n° 3) confirment cette hypothèse. En effet, 70 % des élèves qui quittent le lycée au cours de la première ou de la deuxième année de baccalauréat professionnel possèdent le baccalauréat. Ce taux est supérieur aux moyennes académique (63 %) et nationale (67 %). Le constat est différent s’agissant de la proportion de bacheliers parmi les sortants de l’année terminale (76 %) qui est du même ordre que les moyennes académiques et nationales, d’une part, et qui est très proche du taux de réussite à l’examen.

Cela incite à penser que l’établissement fait peu redoubler chez lui les élèves de deuxième année qui ont échoué au baccalauréat, mais fait redoubler la première année de baccalauréat professionnel à certains élèves et leur permet ainsi d’obtenir le diplôme au bout de trois ans de scolarité dans l’établissement.

Les regroupements des filières du baccalauréat professionnel
Les secteurs de la production et des services sont définis par la nomenclature interministérielle des spécialités de formation (décret n° 94-522 du 21 juin 1994, NOR : ECOS9350030D, Journal officiel du 26 juin 1994). Les filières des baccalauréats professionnels sont regroupées par domaine de spécialités, puis par secteur.
Le secteur de la production :
  • spécialités pluri-technologiques de la production ;
  • agriculture, pêche, forêt et espaces verts
  • ;
  • transformations ;
  • génie civil, construction, bois ;
  • matériaux souples ;
  • mécanique, électricité, électronique.
  • Le secteur des services :
  • spécialités pluri-valentes des services ;
  • échanges et gestion ;
  • communication et information ;
  • services aux personnes ;
  • services à la collectivité.

  • Cas d’un lycée d’enseignement général et technologique
    (Catégorie "lycée général")

    1 . TAUX DE REUSSITE AU BAC PAR SERIE

    Taux

    L

    ES

    S

    STG

    STI

    STL

    SMS

    TMD

    AAP

    HOT

    TOTAL

    Brut

    90

    89

    82

    -

    -

    -

    -

    -

    -

    -

    87

    Attendu

    (base acad.)

    87

    84

    82

    -

    -

    -

    -

    -

    -

    -

    84

    Attendu

    (base France)

    85

    80

    81

    -

    -

    -

    -

    -

    -

    -

    81

    Présents

    31

    70

    50

    -

    -

    -

    -

    -

    -

    -

    151



    2 . TAUX D'ACCES DE LA SECONDE AU BAC ET DE LA PREMIERE AU BAC

    Taux

    Brut

    Attendu (base acad.)

    Attendu (base France)

    Effectif de …

     

    Seconde

    57

    73

    67

    Seconde

    209

    Première

    84

    86

    85

    Première

    150



    3 . PROPORTION DE BACHELIERS PARMI LES SORTANTS DE …

     

    Pour l'établissement

    Pour l'académie

    Pour la France

    2nde, 1ère, Terminale

    62

    78

    72

    Terminale

    92

    94

    93

    Du point de vue de la réussite au baccalauréat (indicateur n° 1), ce lycée d’enseignement général (il n’offre que les séries L, ES et S) présente de bons résultats. En effet, 87 % des élèves présents à l'examen obtiennent le baccalauréat. Ce taux de réussite brut est supérieur à ce qu’il aurait été si les élèves de terminale avaient connu la même réussite que leurs camarades comparables en âge et origine sociale. En effet, si ses élèves réussissaient en moyenne comme les élèves de l'académie de mêmes âges et origines sociales, le taux de réussite total serait de 84 % (taux attendu, base académique). Il serait de 81 % en référence aux résultats des élèves de l'ensemble de la France (taux attendu, base France). Toujours du seul point de vue de la réussite, le lycée semble apporter plus à ses classes de séries L et ES qu’à celles de la série S.

    Mais on ne peut se contenter des seuls taux de réussite. L'examen des taux d'accès (indicateur n° 2) et des proportions de bacheliers parmi les sortants (indicateur n° 3) doit compléter l'analyse.

    Un élève de seconde de cet établissement n'a qu'un peu plus d’une chance sur deux d'obtenir son baccalauréat en restant dans ce lycée (57 % de taux d'accès brut de la seconde au baccalauréat). Ce résultat est bien en dessous du taux observé pour tous les élèves de mêmes âges et origines sociales de l’académie (73 %). La comparaison avec le taux attendu base France (67 %), où l’on ne prend en compte que les lycées d’enseignement général, va dans le même sens. Cela conduit à penser qu'un nombre important des élèves du lycée doivent le quitter en cours de scolarité. C’est plutôt en fin ou en cours de seconde que les élèves quittent le lycée puisque le taux d’accès de la première au baccalauréat est très proche des taux attendus.

    Les proportions de bacheliers parmi les sortants confortent cette analyse. Lorsque cette proportion est calculée par rapport à l’ensemble des sortants du lycée, elle montre que 6 élèves sur 10 quittent ce lycée avec le baccalauréat, alors que c'est le cas en moyenne de 78 % des élèves pour l'académie (ensemble des lycées de l'académie) et de 72 % pour la France (ensemble des lycées ayant une structure pédagogique comparable, c'est-à-dire les lycées d'enseignement général). Lorsqu’elle est calculée par rapport aux seuls sortants de terminale (bacheliers compris), elle montre qu’un peu plus de 9 élèves sur 10 quittent le lycée bacheliers, ce qui est très proche des moyennes académique et nationale.

    L’analyse combinée des indicateurs donne ainsi l’image d’un établissement relativement sélectif en fin de seconde – plus sélectif en tout cas que les établissements ayant la même structure pédagogique et scolarisant des élèves d’âges et d’origines sociales comparables – mais dont les élèves ont de bonnes chances d’obtenir le baccalauréat une fois accueillis en première.

    Cas d’un lycée d’enseignement général et technologique
    (catégorie « lycée polyvalent à dominante tertiaire »)

    1 . TAUX DE REUSSITE AU BAC PAR SERIE

    Taux

    L

    ES

    S

    STG

    STI

    STL

    SMS

    TMD

    AAP

    HOT

    TOTAL

    Brut

    90

    66